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mardi 13 août 2024


 LE CHANT DU LOUP

Le chant du Loup

Je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit fils.
Ainsi je l’ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille.
Assis à mes pieds, il m’écoute lui dire la puissance qui est donnée à chaque créature.
Il ne bouge pas un muscle pendant que j’explique comment la forêt nous avait toujours fourni : nourriture, abri, confort, et croyances.
Quand je lui raconte comment le loup est devenu notre protecteur, et quand je lui dis que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité.

Dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j’accomplis la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit fils et le loup soit éternel.
Je chantais
Dans ma voix, l’espoir se répercutait dans chaque battement de coeur.
Je chantais
Dans mes mots étaient les pouvoirs hérités de mes ancêtres
Je chantais
Dans le creux de ma main se trouvait une graine de sapin : le chaînon de la création.
Je chantais
Dans mes yeux étincelait l’amour.
Je chantais
Et le chant flottait sur les rayons du soleil, d’arbre en arbre.

Quand j’eus finit, c’était comme si le monde entier écoutait avec nous
pour entendre la réponse du loup.
Nous avons attendu un long moment mais rien n’est venu.
Je chantais à nouveau, humblement avec autant de conviction que je pouvais, jusqu’à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix.
Soudain, j’ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait entendu mon chant sacré.
Il n’en restait plus ! Mon coeur s’envahit de larmes.
Je ne pouvais plus donner à mon petit fils la confiance du passé, de notre passé.
Et dans un murmure je lui dis : C’est fini !

Je pleurais en silence
Tout est fini !




lundi 12 août 2024

 

BELLES CITATIONS AMÉRINDIENNE 

 


 




samedi 10 août 2024


 LES  OISEAUX


Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak créa la terre et pour eux, la terre devint le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille terre-mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens le Créateur n'est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits.
Tous les Indiens étaient en extase devant la création jusqu'au moment où Ours blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son haleine froide pour faire arriver l'hiver.
À cette époque, les Indiens vivaient la majeure partie de leur temps dans le tee pee et les petits papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n'avaient plus rien pour s'amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense. Durant l'été, ils avaient joué avec les feuilles de l'arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d'aller voir Tabaldak. Elle lui dit :
"Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour qu'ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits papooses".
Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d'arranger les choses. Aussitôt que le printemps se pointa le nez, il se mit à réfléchir à ce qu'il pourrait bien créer pour leur rendre l'hiver plus agréable. C'est alors qu'il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles de l'arbre sacré. Il décida donc de créer les oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l'hiver prochain, il créa les oiseaux tous blancs, de la même couleur que l'hiver.
Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards, les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles, les parulines, les gros-becs, les roselins, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les papooses ont passé le printemps, l'été et même l'automne à s'amuser avec leurs nouveaux amis les oiseaux.
Lorsqu'Ours blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la terre-mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu'ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tee pee avec encore beaucoup de tristesse.
Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit :
"Tabaldak, je crois que tu as créé les oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs oiseaux".
Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte :
"Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi".
Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu'il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l'écorce fraîche.
Tabaldak plaça les pots de teinture devant lui. L'oie blanche s'avança la première près de Tabaldak et lui donna une plume afin qu'il puisse colorer les oiseaux. L'oie blanche lui dit :
"Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s'en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu'ils se souviennent de toi.
Jusqu'à ce jour, l'oie blanche n'a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu’à la fin mai, près d'un million d'oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du-Fèbvre. Des milliers d'ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches.
Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu, il donna ses couleurs à l'hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature. Vous pourriez même, si vous prenez le temps d'observer les oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n'y a pas de couleur sur un oiseau qui n'est pas dans la nature.
Pendant qu'il faisait son travail avec patience, un oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de l'aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l'insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais pas assez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment le créateur continua son travail. L'oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l'aile et criant constamment.
Il revint devant le Créateur encore une fois et d'un coup d'aile renversa tous les pots de teinture. Les teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-maman Marmotte derrière le tee pee. Elle était dans tous ses états, n'en croyant pas ses yeux de voir ce que l'oiseau avait fait.
Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et la remit dans un nouveau pot que grand-maman Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L'oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l'insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit l'animal par les pattes, le plongea dans la teinture noire et le leva très haut au bout de son bras en lui disant :
"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l'as bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront. On t'appellera le Corbeau".
Et il laissa partir l'oiseau. Mais ce n'était pas le dernier oiseau. Le dernier oiseau arriva humblement devant Tabaldak. Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur :
"Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J'aurais voulu que tu couvres mes plumes de l'arc-en-ciel de ta création. J'aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute ta puissance. J'aurais voulu être ton symbole pour tes enfants".
Le Créateur fut bien ému par les paroles de l'oiseau. Il dit à l'animal :
"Ouvre bien grandes tes ailes".
Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l'animal en lui disant :
"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole. Tu voleras très haut pour tracer le cercle sacré. J'y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t'appellera l'AIGLE. Et pour s'en rappeler, chaque fois qu'un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes ailes pour me symboliser. Tu seras un guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté.
Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là, les Amérindiens utilisent les plumes de l'aigle pour s'en faire de belles décorations et qu'il y a toujours une plume d'aigle attachée à la pipe sacrée.







vendredi 9 août 2024

 MESSAGES DES AMÉRINDIENS



 "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l'obscurité. 

Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."
Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney

jeudi 8 août 2024

 OUEST AMERICAIN: TEMOIGNAGE DE LA NATURE SUPREME

 

 IMAGES DE L'OUEST DES ETATS UNIS....CHAQUE PARCELLE ETAIT CELLE DES "NATIVE AMERICANS" où les animaux chassaient et d'autres broutaient, où l'Appaloosa galopait au rythme du vent, où l'aigle survolait les plaines et le grand Canyon avec tant de virtuosité.....na nature dénaturée par ceux qui saccagèrent une terre qui n'a jamais était la leur.

 Pour les premières nations, la vénération de la nature occupe une grande place dans la vie spirituelle. Elles comprennent et respectent les multiples esprits de la nature. Les nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la communication profonde de l'être humain avec les différents aspects de la vie animale, la nature et la Terre Mère. Ces relations (homme animal) font partie de la spiritualité des nations et elles sont un éloquent témoignage de la culture ancestrale des autochtones. Chez un amérindien mâle, la chasse et la pêche sont des occasions parfaites pour entretenir des relations avec les esprits des animaux. La chasse n'était pas un sport, elle représentait un exercice de spiritualité traduisant un profond respect des ressources naturelles.
Pour maintenir de bonnes relations avec les animaux, les chasseurs doivent remercier leur proie et mettre en œuvre des rituels. Dans ces derniers, les chasseurs doivent assurer à l'animal que sa mort est nécessaire pour la survie du peuple et non pour le simple plaisir de l'abondance. L'homme peut entrer en contact avec les animaux et ensuite pénétrer leur âme par des moyens spirituels, tel le jeûne, les médecines et les rituels. Pour sa part, l'animal établit le contact avec l'homme par des rêves et des visions. Aux yeux des Amérindiens, lorsqu'ils choisissent leur totem, les animaux ont diverses formes et diverses significations. L'ours, par exemple, est un synonyme de puissance et de force. Ainsi, la majorité des animaux et des végétaux sont synonymes de quelque chose. Il est important de mentionner que les Amérindiens ne représentaient jamais, pour leur totem, un animal qu'ils chassaient par respect pour ceux-ci. Mais outre la chasse et la pêche, les animaux sont aussi très présents dans l'imaginaire, dans le

 

"Le Lakota était rempli de compassion et d'amour pour la Nature, et son attachement grandissait avec l'âge.
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des Forces de la Vie.
S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement.
Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les Mystères de la Vie et se sentaient plus proches de toutes les Forces Vivantes qui les entouraient.
Le vieux Lakota est un Sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la Nature devient dur. Il savait que l'oubli du Respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme.

Aussi maintenait-il les jeunes sous l'influence de la Nature" 


GRAND CANYON & NATURE SUPREME
Je vous laisse le soin d'admirer la création parfaite de Dieu tout puissant !

"C'est l'histoireGRAND CANYON & NATURE SUPREME
Je vous laisse le soin d'admirer la création parfaite de Dieu tout puissant !

 

"C'est l'histoire de toute vie qu'il est bon de narrer, et nous autres créatures bipèdes qui la partageons avec les créatures à quatre pattes et aux créatures ailées et à toutes choses vertes ainsi qu'aux pierres car ils sont les enfants d'une seule Mère et leur père un Esprit Unique.

Nous devons bien comprendre que toutes choses sont oeuvre du Grand Esprit.

Nous devons savoir qu'Il est en toutes choses : dans les arbres, les herbes, les rivières, les montagnes, et tous les quadrupèdes et les Peuples ailés; et ce qui est encore plus important, nous devons comprendre qu'Il est aussi au delà de toutes ces choses et de tous ces êtres.

Quand nous aurons compris tout cela profondément dans nos coeurs, nous craindrons, aimerons et connaîtrons le Grand Esprit ; alors nous nous efforcerons d'être, d'agir et de vivre comme Il le veut"

SITTING BULL chef Sioux hunkpapas




 

mercredi 7 août 2024

 1. Origine des capteurs de rêves

Les capteurs de rêves sont des cerceaux de saule faits à la main et tissés pour former une toile ou, littéralement, un filet. Ils peuvent contenir des plumes et des perles et sont traditionnellement suspendus à des berceaux en guise d’armure et de protection.

Bien que la tradition ait débuté chez les Ojibwés, les capteurs de rêves se sont répandus au sein des communautés amérindiennes dans les années 1960 et 1970, à la suite du mouvement pan-indien.

Ils symbolisent l’unité et sont révélateurs de l’identité autochtone. L’utilisation abusive et l’exploitation de ce motif sont offensantes pour les populations autochtones et ne tiennent pas compte de la valeur qu’elles leur accordent.

Selon la légende navajo, il fut un temps où il n’y avait pas d’étoiles dans le ciel nocturne. Les dieux navajos se réunissaient dans la maison sacrée du commencement et invitèrent le dieu du feu à se joindre à eux.

Le Dieu du feu était jeune, mais aussi vieux. Il avait sept joyaux à la cheville et un croissant sur le front. À l’intérieur de la maison, le Dieu du feu tapait bruyamment du pied. Il le fit avec une telle force que les sept joyaux se déplacèrent de sa cheville à ses genoux. Les autres dieux furent choqués.

Il frappa à nouveau du pied. Cette fois, le sol trembla et les sept joyaux se déplacèrent jusqu’à ses hanches. Il fouilla alors dans un sac à côté de lui et en sortit d’autres joyaux. Il commença à les façonner en constellations. Il forma entre autres l’étoile polaire et la Grande Ourse.

Après avoir terminé les constellations et la Voie lactée, le dieu du feu recula d’un pas et se reposa. Soudain, Coyote fit irruption dans la Maison sacrée. Il n’est pas impressionné par les constellations et dit qu’il préfère l’obscurité. Le Dieu du Feu lui expliqua que les étoiles pouvaient être utilisées pour naviguer, pour guider et pour aider les gens à récolter. Coyote n’est toujours pas impressionné.

Coyote s’empara du sac de joyaux que lui tendait le Dieu du Feu et se mit à courir sauvagement autour de la Maison Sacrée. Les bijoux sont jetés dans les ténèbres tandis que Coyote rit joyeusement. Le Dieu du Feu était désemparé et Coyote s’est enfui dans la première nuit étoilée.





mardi 6 août 2024

HIAWATHA


 Hiawatha, ou Ayenwatha, ou Haiëñ'wa'tha, aurait vécu, selon les versions, entre le XIIe et le XVIe siècle et aurait été le chef des tribus Onondaga ou Mohawk. Disciple du « Deganawida (en) », un personnage quasi-légendaire considéré comme un prophète et un chef spirituel, il aurait fondé avec lui et Jigonhsasee la confédération des Iroquois et aurait alors reçu le nom de Hadenosaunee, nom par lequel les Iroquois se désignent depuis. Il aurait ainsi réuni les tribus Seneca, Cayuga, Onondaga, Oneida et Mohawk, auxquelles se joignit plus tard la tribu Tuscarora.

Envoyé sur terre dans une mission messianique, être un exemple pour tous les hommes, renforcer leur courage et leur union, Hiawatha naît parmi les Indiens, grandit, épouse une fille dakota nommée Minnehaha (« L'eau qui rit »). Il vit en guerrier, chasse, comme les autres hommes. Mais en cas de besoin, il peut se changer en oiseau, en poisson, en toute sorte d'animal ou de plante. Il parle à ses amis avec une voix féminine et douce et à ses ennemis avec une voix de tonnerre. Géant invincible, il connaît de nombreuses aventures. Naviguant sur un lac à bord de son canoë de pierre, il est avalé par un poisson géant, lui transperce le cœur et en sort triomphant. Les caractéristiques d'animaux, comme la tache rouge sur la tête du pic-vert, seraient des marques laissées par Hiawatha. Des lieux précis sont supposés avoir été le cadre des aventures de Hiawatha. Le héros indien, à sa mort, aurait été enterré sous une montagne de trois miles de long, nommée The Sleeping Giant (« le Géant endormi »), à l'est de Thunder Bay, sur le lac Supérieur. Selon d'autres, Hiawatha ne serait pas mort, mais vivrait au sommet de la terre, dans les glaces : s'il revenait dans son pays, ses pieds embraseraient toute la terre.






lundi 5 août 2024

La légende des deux loups

 

 

Un matin, un vieux Cherokee voit son petit-fils en colère, suite à une dispute avec son meilleur ami. Il vient vers lui, et lui raconte une histoire, celle d’un combat ordinaire - celui que mène chaque être humain sur Terre.

"Parfois," dit-il: "il m'arrive également de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal. Cette colère ne blesse pas mon ennemi, et elle m'épuise. C'est comme avaler du poison et désirer que ton adversaire en meure. Souvent, j'ai combattu ce sentiment. En fait, un constant combat a lieu, tous les jours, à l’intérieur de moi-même. Et ce entre deux loups."

"Deux loups, grand-père ?"

"Oui, deux loups. L’un est méchant. Il ne connaît que la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le chagrin, l’avarice, l’arrogance. L’apitoiement et un sentiment d’infériorité le poussent au ressentiment, au mensonge et à la vanité. L’autre est bon. Il connaît la paix, l’amour, l’espérance, la sérénité, l’humilité, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi." 

Intrigué, le petit-fils réfléchit et demande:

"A la fin, grand-père, quel loup remporte ce combat ?"

Aussitôt, le vieux Cherokee se tourne vers son petit-fils, le regarde dans les yeux, et lui répond :

"Celui que tu nourris. Celui que tu décides de nourrir."

Article rédigé par McGulfin / Fabien Salliou

samedi 3 août 2024

SAGESSE AMERINDIENNE...........


 

L’homme croit quelquefois qu’il a été crée pour dominer, pour diriger.

Mais il se trompe, il fait partie seulement d’un tout.

Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être régisseur.

L’homme n’a ni pouvoir ni privilèges, seulement des responsabilités.

(Oren Lyons, Iroquois Onondaga)

jeudi 1 août 2024

............Donc..........Tout ce qui vient..............

 

Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses.
Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la Terre.
Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges.
Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie, mais sans se plaindre.
 
Luther Standing Bear (Ours debout)
Chef Sioux Oglala Lakota (tribu autochtone Américaine du groupe ethnique Sioux).