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samedi 31 août 2024

LES OURS DE LA MONTAGNE ROUGE







jeudi 29 août 2024

 LA FAMILLE CHEZ LES AMÉRINDIENS






mercredi 28 août 2024

 L'ÉTREINTE SEXUELLE


 L'étreinte sexuelle est créatrice d'étoiles. Elle revit l'aube du monde, sa création, voit naître le premier soleil. L'homme et la femme se placent dans sa lumière, sous sa protection.

sagesse amérindienne 


 

SI LE GRAND ESPRIT

 

 



 

Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restent toujours au même endroit, il aurait crée un monde immobile; mais il a fait en sorte qu'il soit toujours en mouvement, pour que les oiseaux et les animaux puissent circuler et trouver de l'herbe verte et des baies mûres, du soleil pour s'amuser et pour s'activer, et une nuit pour dormir; un été pour faire pousser les fleurs et un hiver pour qu'elles se reposent.

sagesse amérindienne



lundi 26 août 2024

 ACCROCHES - TOI

 

Accroche-toi à ce qui est bon, même si c'est une poignée de terre. 

Accroche-toi à ce que tu crois, même si c'est un arbre solitaire. 

Accroche-toi à ce que tu dois faire, même si tu dois partir loin d'ici. 

Que ta vie soit comme une fleur sauvage, poussant librement dans la beauté et la joie de chaque jour.


CITATION  AMÉRINDIENNE

 

dimanche 25 août 2024

LE BON CHEMIN

 

 


 

 Tout le monde doit trouver le bon chemin. Vous ne pouvez pas le voir, c’est pour cela qu’il est difficile à trouver. Personne ne peut vous le montrer. Chacun doit le découvrir par lui-même.

 

 Charlie Knight – Ute

QU'EST QUE LA VIE  ????


"Qu'est ce que la vie? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un bison en hiver. C'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil."


Crowfoot, chef Blackfeet


jeudi 22 août 2024

SAGESSE 

 


 O Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents
et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants
Je suis faible...je suis petit...j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux
aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées
et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple
et les leçons que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur à mes frères
mais afin d'être capable de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi
avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint un coucher de soleil
mon esprit pourra venir à toi sans honte ...


Prière Ojibwa

mercredi 21 août 2024

 

 


 "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existait un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."


Pachgantschilhilas, chef des Delawares
 

mardi 20 août 2024

PROVERBE APACHE

 


 Il est préférable d'avoir...

Moins de tonnerre dans la bouche et plus de foudre dans la main.

 

Proverbe Apache

lundi 19 août 2024

 VIVRE COMME NOS PÈRES AVANT NOUS



Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m’avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre. Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.
Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « Pourquoi ne devenez-vous pas civilisés ? ». Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux.
 

Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

vendredi 16 août 2024


CRÉATION DE COLI-PASSION-MARTINE



CRÉATION DE COLI-PASSION-MARTINE


CRÉATION DE MARIE 21300

 

 

jeudi 15 août 2024

LES SIX PETITS CAILLOUX BLANCS



Les forets du Québec abritent une multitude de lacs. Au bord de l’un d’eux vivait autrefois une tribu amérindienne.

Le chef Onas habitait le plus grande loge avec sa femme Niska et leur fils Machigan. La foret donnait du gibier en abondance, le lac fournissait des poissons en quantité et les champs cultivés produisaient assez de maïs pour nourrir tout le monde.

La vie se déroulait paisiblement au rythme des saisons et chacun accomplissait les tâches dictées par la tradition.Mais une croyance semait l’angoisse dans les cœurs. Tous les membres de la tribu, grands et petits, ne circulaient dehors que le jour car la nuit leur inspirait une grande frayeur : ils savaient que le Grand Huart, l’oiseau noir, régnait en maître sur la nuit et que personne n’avait le droit de s’y aventurer.

Aussi, dès la tombée du jour, lorsque le chant des oiseaux parvenait aux oreilles des hommes, c’était le signe que personne ne devait sortir de sa loge ou de son abri de trappe. Car on redoutait les punitions que le manitou infligerait à celui qui braverait sa loi. Le sorcier de la tribu entretenait cette crainte en parlant de châtiments terribles :

- "Si l’un de vous ose sortir, il sera emporté dans le royaume de la nuit et jamais plus il ne reverra les siens !"

Ainsi quand, à la brunante, on sentait descendre l’obscurité, chacun se dépêchait d’achever ses tâches en attendant le chant-signal.Lorsqu’il emplissait l’air de sa mélodie, on s’empressait de ranger les canots au sec et tous se réfugiaient à l’intérieur des loges.

Personne, depuis des lunes, n’avait oser sortir et regarder la nuit en face. Onas enseignait à son fils tout ce qu’il faut savoir pour devenir un grand chef sage et courageux. Sa femme Niska adorait Machigan ; elle passait ses journées à le regarder grandir et à apprêter des peaux pour lui coudre des tuniques et lui broder des mocassins. Machigan avait quinze ans et, déjà, il avait fait ses preuves comme chasseur et comme guerrier.

Tous vantaient sa valeur et son endurance. Mais depuis quelque temps, il s’était mis à réfléchir.Il était agacé de voir les siens accorder foi aveuglément à cette croyance à propos du Grand Huart et de la nuit. Au fond de son cœur il n’arrivait pas à y croire.

Il interrogeait les anciens, il essayait de discuter, de comprendre ; mais tout le monde prenait peur quand il abordait le sujet. Un jour en chassant loin de sa bourgade, il avait entendu parler des étoiles et toute sorte d’autres choses qu’il ne connaissait pas : de lueurs dans le ciel qu’on appelait des aurores, de feu lointains, d’éclairs magnifiques qu’on ne voyait que la nuit.

Machigan voulait savoir et sa curiosité le rongeait. Alors, un jour, n’y tenant plus, il dit tout haut ce qu’il pensant :

- "Je ne crois pas ce que le sorcier enseigne à propos du Grand Huart !"

A ces mots Onas, son père, s'écria :

- "Comment ? s’écria Onas, son père. Tu oses contredire notre sorcier ? malheur à toi, mon fils ! espérons que le grand Huart ne t’ait pas entendu !"

Machigan baissa la tête sans répondre. Mais pour lui tout seul il pensa :

- "Cette nuit, je sortirai voir les étoiles et toutes les choses qui m’ont été cachées. Tant pis si le Huart m’attrape."

Lorsque tout le village fut endormi, Machigan se leva donc doucement et sortit de la loge. Le cœur battant il regarda la lune qui traçait un chemin brillant sur l’eau du lac. Il admira les étoiles qui décoraient le ciel de milliers de points brillants. Le parfum des feuilles et des mousses lui semblait vingt fois plus odorant que le jour. Jamais il n’avait rien vu d’aussi beau. C’était donc cette beauté sans limite que le Grand Huart refusait de partager ?

Avide de découvrir d’autres merveilles, Machigan détacha un canot et s'enfuit sur l’eau sans faire le moindre bruit. Tôt le matin suivant, un chasseur courut avertir le chef qu’il manquait un canot.

Onas alla voir sur la grève. Aussitôt, il demanda :

- "Quelqu’un a-t-il quitté le village ?"

Le chasseur lui répondit :

- "Je ne sais pas !"

Alertée par les bruits de voix, Niska se retourna vers le lit de sapinage où dormait son fils au fond de la loge. Il était vide ! Avant même de regarder la couche de Machigan, quelque chose l’avait averti que son fils était parti. Était-il allé braver le grand Huart ?

Elle n’osait pas y penser. Puis Onas, constatant l’absence de son fils, déclara :

- "Machigan a enfreint la loi. A cette heure-ci, il doit être déjà mort."

et sans manifester d’émotion il ajouta :

- "Le sorcier va préparer la cérémonie."

Le sorcier se retira dans sa tente pour faire ses préparatifs et invoquer les esprits. Il leur parla en ces termes :

- "L’offense est grave ! Il faudra bien choisir nos chants et nos offrandes au Grand Huart pour réparer la grande faute de Machigan. Sinon les malheurs s’abattront sur notre village."

Les gens allèrent chacun chez soi, chercher des colliers, des plumes, des fourrures soyeuses, les meilleurs morceaux de poisson séché. Mais Niska refusait d’accepter si vite la mort de son fils chéri. Elle vint trouver son époux.

- "le Huart l’a peut-être épargné ! Pourquoi ne pas envoyer quelques-uns le chercher ?"

Surpris, Onas, irité de cette audace, lui répondit :

- " Où veut tu que je cherche : Au fond du lac ?"

Tout à coup Niska se souvint qu’elle avait vu en rêve un canot glisser sur une eau noire au-dessus de laquelle brillaient des lumières.

- "Non ! pas au fond, mais sur le lac."

Bientôt Niska comprit que ni les anciens, ni les chasseurs, ni le sorcier, ni son mari ne conservaient espoir de retrouver Machigan. Leur crainte du Grand Huart était telle qu’ils ne pensaient qu’à s’incliner devant sa puissance. Tandis que pour elle, son amour pour son fils l’emportait sur tous les autres sentiments.

Elle pensait que le Grand Huart avait peut-être un enfant, lui aussi, qui était curieux et ardent comme le sien. Son cœur de mère refusait d’accepter la fatalité. Afin de calmer sa femme Onas finit par céder :

- "Quand le soleil sera droit au-dessus de nos têtes, si Machigan n’est pas de retour, j’enverrai un canot à sa recherche."

En prononçant ces paroles, il tentait d’enterrer ses doutes et peut-être aussi d’enfouir au fond de son être la douleur qu’il ressentait. Puis, chacun, au village, reprit ses activités. Niska, rongée d’inquiétude, s’en alla au bord du lac.Elle marcha longtemps sur la grève, scrutant l’eau profonde, au milieu du lac, là où, chaque soir, le Huart lançait son signal.

Elle chercha en vain un indice qui lui révèlerait la présence de Machigan. Regardant le fil de l'eau, elle se demanda :

- "Est-il pensable que le grand Manitou puisse ravir un jeune homme si beau, si plein de promesses ?"

A cette question pour elle, une seule réponse : Non, ce n’était pas possible ! Le grand huart ne pouvait être cruel à ce point. Tout en marchant, Niska ramassa à ses pieds un caillou blanc. Elle se mit à le tourner et à le retourner dans sa main comme pour combattre par ce geste son angoisse et son inquiétude.

Puis elle frotta le caillou contre une pierre dure tout en continuant à épier les mouvements de l’eau. Lorsque le soleil fut au zénith, Onas envoya un canot avec deux de ses meilleurs chasseurs à la recherche de Machigan dans chaque baie et chaque anse du lac et même sur les rivières avoisinantes.

Tout le temps qu’ils furent partis, Niska continua de polir le caillou blanc qui devint lisse et brillant. Machinalement, elle y perça un trou et l’enfila sur une lanière de cuir qu’elle glissa à son cou. Le soir arriva. Les chasseurs revinrent au village sans Machigan.

Niska et les autres se dépêchèrent de rentrer avant la tombée de la nuit. Onas tenta de raisonner sa femme mais elle refusait d’accepter que son fils soit mort et le supplia :

- "Demain, tu enverras encore un canot à sa recherche ?"

Onas accepta car lui aussi avait beaucoup de chagrin d’avoir perdu son fils. Pendant les cinq journées qui suivirent, Onas envoya des chasseurs fouiller toutes les berges, toutes les anses du lac. Leur canot partait à midi et revenait le soir, sans jamais rien apporter de nouveau.

Le jour succédait à la nuit et chaque matin, Niska repartait vers la rive, enjambant les troncs morts et les rochers.Elle allait et venait, gardant une lueur d’espoir bien vivante dans son cœur. Et pour occuper son esprit, chaque jour, elle ramassait un caillou blanc sur la grève et le frottait contre une pierre ; le petit bruit grinçant qui trouait ainsi le silence devenait la seule prière timide qu’elle osait adresser au grand Manitou.

Le soir, en rentrant à la loge, elle perçait son caillou et l’enfilait sur sa lanière. Le sixième jour, bien avant le coucher du soleil, Niska entendit des voix venant du lac et le bruit des avirons dans l’eau. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle se mit à courir.

Le sorcier, qui avait été forcé de retarder encore la cérémonie des morts, approcha de la rive. L’un des chasseurs cria :

- "Le jeune Machigan est vivant ! Le jeune Machigan est vivant !"

A plusieurs mètres du rivage, Machigan sauta dans l’eau et s’avança vers les gens qui l’attendaient. Tous le regardaient venir vers eux en silence. Sa mère s’élança vers lui. Le jeune homme la prit par la main et s’assit près d’un bouleau.On l’entoura et il se mit à raconter :

- "Le ciel était noir mais des milliers d’étoiles brillaient. Quand la lune paraissait, on voyait clair comme en plein jour. J’ai respiré des odeurs extraordinaires. Je ne me lassais pas de regarder le ciel et d’admirer les reflets de surprenantes lueurs.

J’entendais le souffle du vent et le chant de mille oiseaux de la nuit. On aurait dit qu’ils riaient.Je suis entré dans les eaux turbulentes et mon canot a chaviré."

Après une pause, il poursuivit :

- "J’ai essayé de nager mais une grande faiblesse m’a envahi et d’étranges remous m’ont emporté. Je n’avais pas la force de les combattre. J’ai coulé à pic. Quand j’ai ouvert les yeux, j’étais au sec dans un nid de branches et de feuilles et le grand huart se tenait près de moi. Il m’a apporté du poisson à manger et de l’eau à boire. Petit à petit mes forces sont revenues. Le grand huart ne semblait pas offensé de ma bravade. Il m’a demandé ce que j’avais vu dans son royaume.Il voulait savoir si avec mes flèches, je pouvais atteindre les étoiles, si nos guerriers voulaient capturer la lune et l’emprisonner dans la grande loge. J’ai répondu que je ne le pensait pas."

L'assistance était médusée et surprise que le grand huart n'ai pas pris la vie de Machigan.

- "Alors il m’a raconté les secrets de la nuit, les mystères qu’elle abrite, les feux qu’elle allume. Il a compris qu’il ne devait pas craindre que les hommes lui volent son royaume et il m’a dit :

- "Je veux bien désormais partager la nuit avec vous. Mon chant ne sera plus un signal pour vous interdire de sortir. Vous aurez accès à toutes ses beautés. Vous laisserez la lune suivre son chemin et à partir de maintenant, je chanterai désormais pour saluer sa venue."

- "Je ne savais pas où je me trouvais mais devant mes yeux tout à coup je vis avancer une embarcation. J’ai appelé et simplement, me voila."

Niska se leva et embrassa son fils.

- "Viens avec moi!"

Elle l’entraîna sur le rivage et lui dit de ne pas bouger. Sous les yeux de tous, elle détacha un canot et s’en alla toute seule au milieu du lac. Personne n’osait rien dire, pas même Onas, ni le sorcier. Sur le visage de Machigan qui la suivait du regard se dessinait un sourire.

Niska fila sur l’eau et le chant modulé du huart retentit. Les gens massés sur la grève frissonnèrent car ils n’étaient pas totalement rassurés. Le grand huart lançait son signal et pourtant, la nuit était loin encore !

Qu’est ce que cela voulait dire ? Niska continua d’avancer. Sans même agiter la surface de l’eau un magnifique huart noir surgit devant le canot. Niska arrêta de ramer. Elle retira de son cou le collier de cailloux blancs qu’elle avait polis et repolis tout au long de sa douloureuse attente.

Elle se pencha vers le huart qui se tenait immobile devant elle. Puis elle lui glissa au cou le collier qu’elle avait façonné. Elle murmura un seul mot avant de repartir vers le village :

- "Merci."

On dit que c’est depuis ce jour que les huarts portent sur leur cou noir et luisant un magnifique collier de plumes blanches.
Des plumes qui ont dû être un jour des cailloux : six cailloux blancs sur un fil.



mardi 13 août 2024


 LE CHANT DU LOUP

Le chant du Loup

Je voulais donner quelque chose de mon passé à mon petit fils.
Ainsi je l’ai emmené dans la forêt, dans un lieu tranquille.
Assis à mes pieds, il m’écoute lui dire la puissance qui est donnée à chaque créature.
Il ne bouge pas un muscle pendant que j’explique comment la forêt nous avait toujours fourni : nourriture, abri, confort, et croyances.
Quand je lui raconte comment le loup est devenu notre protecteur, et quand je lui dis que je lui chanterais le chant sacré du loup, il était très excité.

Dans mon chant, j'implorais le loup de venir et de présider avec nous pendant que j’accomplis la cérémonie du loup pour que le lien entre mon petit fils et le loup soit éternel.
Je chantais
Dans ma voix, l’espoir se répercutait dans chaque battement de coeur.
Je chantais
Dans mes mots étaient les pouvoirs hérités de mes ancêtres
Je chantais
Dans le creux de ma main se trouvait une graine de sapin : le chaînon de la création.
Je chantais
Dans mes yeux étincelait l’amour.
Je chantais
Et le chant flottait sur les rayons du soleil, d’arbre en arbre.

Quand j’eus finit, c’était comme si le monde entier écoutait avec nous
pour entendre la réponse du loup.
Nous avons attendu un long moment mais rien n’est venu.
Je chantais à nouveau, humblement avec autant de conviction que je pouvais, jusqu’à ce que ma gorge me fasse mal et à en perdre la voix.
Soudain, j’ai réalisé pourquoi aucun loup n'avait entendu mon chant sacré.
Il n’en restait plus ! Mon coeur s’envahit de larmes.
Je ne pouvais plus donner à mon petit fils la confiance du passé, de notre passé.
Et dans un murmure je lui dis : C’est fini !

Je pleurais en silence
Tout est fini !




lundi 12 août 2024

 

BELLES CITATIONS AMÉRINDIENNE 

 


 




samedi 10 août 2024


 LES  OISEAUX


Au début du monde, le Créateur, que les Indiens Abénakis appellent Tabaldak créa la terre et pour eux, la terre devint le jardin de Tabaldak. Depuis ce jour, la vieille terre-mère donne les plantes qui nourrissent et les plantes qui soignent. Tabaldak avait créé tout ce dont les hommes avaient besoin pour vivre sur terre. Il avait tout créé ou presque, car pour les Indiens le Créateur n'est pas parfait, sinon il aurait créé tous les Indiens parfaits.
Tous les Indiens étaient en extase devant la création jusqu'au moment où Ours blanc décida de mettre son gros manteau blanc sur le pays et souffla son haleine froide pour faire arriver l'hiver.
À cette époque, les Indiens vivaient la majeure partie de leur temps dans le tee pee et les petits papooses sont vite devenus bien tristes. Ils n'avaient plus rien pour s'amuser, sauf les cendres du feu qui paraissaient à peine tièdes tellement le froid était intense. Durant l'été, ils avaient joué avec les feuilles de l'arbre sacré. Ils en avaient fait des colliers, des panaches, des papillons et ils avaient aussi joué avec le ruisseau. Mais avec la neige qui avait tout recouvert de blanc, tous leurs jouets avaient disparu et ils étaient devenus bien tristes. Tellement tristes que grand-maman Marmotte le remarqua et décida d'aller voir Tabaldak. Elle lui dit :
"Tu as créé de bien belles choses pour tes enfants adultes. Tu as tout donné pour qu'ils puissent bien vivre. Mais tu as oublié mes petits papooses".
Tabaldak réfléchit un instant et approuva grand-maman Marmotte. Il promit d'arranger les choses. Aussitôt que le printemps se pointa le nez, il se mit à réfléchir à ce qu'il pourrait bien créer pour leur rendre l'hiver plus agréable. C'est alors qu'il se rappela avoir vu les enfants jouer avec les feuilles de l'arbre sacré. Il décida donc de créer les oiseaux. Mais dans sa hâte de faire plaisir aux enfants pour l'hiver prochain, il créa les oiseaux tous blancs, de la même couleur que l'hiver.
Les enfants furent très heureux de cette création. Vous auriez dû les voir jouer avec les huards, les canards, les sarcelles, les perdrix, les pic-bois, les hirondelles, les parulines, les gros-becs, les roselins, les bruants, les chardonnerets, les mésanges, les merles, les moineaux et les colibris. Les papooses ont passé le printemps, l'été et même l'automne à s'amuser avec leurs nouveaux amis les oiseaux.
Lorsqu'Ours blanc jeta de nouveau son gros manteau blanc sur le dos de la terre-mère, les enfants se rendirent compte que les oiseaux étaient de la même couleur que la neige et qu'ils pouvaient à peine les voir. Même les oiseaux étaient bien embêtés pour se reconnaître entre eux. Ils étaient tous de la même couleur. Ils retournèrent dans leur tee pee avec encore beaucoup de tristesse.
Grand-maman Marmotte vit la tristesse des enfants. Elle retourna voir Tabaldak et lui dit :
"Tabaldak, je crois que tu as créé les oiseaux un peu trop vite. Tu as donné aux adultes une nature toute colorée à ton image, mais tu as oublié que les petits enfants méritaient aussi ces mêmes couleurs pour leurs oiseaux".
Tabaldak réfléchit et finit par dire à grand-maman Marmotte :
"Tu as bien raison. Je vais réparer mon erreur. Appelle tous les oiseaux et dis-leur de se rassembler ici devant moi".
Pendant ce temps, Tabaldak alla prendre du brun terre, du vert pelouse, du vert arbuste, du bleu ciel, du jaune soleil, du rouge feu, du gris nuage et fabriqua de merveilleuses teintures qu'il mit dans de magnifiques pots en écorce de bouleau que grand-maman Marmotte avait fabriqués pour lui. Les pots sentaient bon l'écorce fraîche.
Tabaldak plaça les pots de teinture devant lui. L'oie blanche s'avança la première près de Tabaldak et lui donna une plume afin qu'il puisse colorer les oiseaux. L'oie blanche lui dit :
"Prends ma plume pour faire ton travail de création. Moi je resterai blanche afin que tes enfants s'en rappellent. Chaque année, je passerai au-dessus de leur territoire pour qu'ils se souviennent de toi.
Jusqu'à ce jour, l'oie blanche n'a pas encore manqué à sa parole. Chaque printemps, de la fin mars jusqu’à la fin mai, près d'un million d'oiseaux fréquentent les berges du lac Saint-Pierre à Baie-du-Fèbvre. Des milliers d'ornithologues amateurs et les amants de la nature se donnent rendez-vous le long des zones inondées pour observer le retour spectaculaire des oies blanches.
Le Créateur commença donc son travail. Avec le rouge et le brun, il colora le merle. Avec le bleu, il donna ses couleurs à l'hirondelle. Avec le jaune, il colora le chardonneret et ainsi de suite, jusqu'à ce que tous les oiseaux soient recouverts des couleurs de la nature. Vous pourriez même, si vous prenez le temps d'observer les oiseaux, deviner où Tabaldak a pris la teinture pour colorer chaque oiseau que vous observez. Il n'y a pas de couleur sur un oiseau qui n'est pas dans la nature.
Pendant qu'il faisait son travail avec patience, un oiseau le dérangeait constamment. Il criait, battait de l'aile bruyamment, bousculait les autres et oubliait de partager la joie de ses frères. Il alla même devant le Créateur pour l'insulter en lui disant que ses teintures étaient bien belles, mais pas assez brillantes pour les mettre sur son magnifique plumage. Patiemment le créateur continua son travail. L'oiseau était de plus en plus dérangeant, battant de l'aile et criant constamment.
Il revint devant le Créateur encore une fois et d'un coup d'aile renversa tous les pots de teinture. Les teintures en se renversant se mélangèrent et devinrent toutes noires. Vous auriez dû voir grand-maman Marmotte derrière le tee pee. Elle était dans tous ses états, n'en croyant pas ses yeux de voir ce que l'oiseau avait fait.
Le Créateur, dans sa grande patience, ramassa la teinture noire et la remit dans un nouveau pot que grand-maman Marmotte avait apporté. Il reprit sa plume et continua son travail. L'oiseau dérangeant revint une troisième fois devant lui pour l'insulter à nouveau, mais cette fois-ci, Tabaldak saisit l'animal par les pattes, le plongea dans la teinture noire et le leva très haut au bout de son bras en lui disant :
"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Parce que tu l'as bien voulu, tu seras toujours un oiseau dérangeant et bruyant. Tu auras toujours un vol lourd et bruyant. Les autres oiseaux te craindront et les animaux te fuiront. On t'appellera le Corbeau".
Et il laissa partir l'oiseau. Mais ce n'était pas le dernier oiseau. Le dernier oiseau arriva humblement devant Tabaldak. Il excusa le comportement effronté du corbeau et dit au Créateur :
"Tabaldak, je regrette le geste du corbeau. J'aurais voulu que tu couvres mes plumes de l'arc-en-ciel de ta création. J'aurais pu, ainsi coloré, voler très haut vers le soleil et tracer de grands cercles pour que tes enfants puissent y voir toute ta puissance. J'aurais voulu être ton symbole pour tes enfants".
Le Créateur fut bien ému par les paroles de l'oiseau. Il dit à l'animal :
"Ouvre bien grandes tes ailes".
Il prit alors sa plume et la plongea dans la teinture noire. Il en mit un peu sur le bout des ailes, un peu autour du cou. Il en mit aussi un peu sur la queue et balaya tendrement le dos de l'animal en lui disant :
"Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté. Tu seras mon symbole. Tu voleras très haut pour tracer le cercle sacré. J'y mettrai toute ma puissance et mes enfants le verront. Tu seras le seul animal à regarder le soleil bien en face. On t'appellera l'AIGLE. Et pour s'en rappeler, chaque fois qu'un de mes enfants plantera un poteau dans le sol pour y graver ses symboles et ses totems, tout en haut il placera tes ailes pour me symboliser. Tu seras un guide pour mes enfants. Telle est ta volonté mon bel oiseau et telle est ma volonté.
Je veux que vous sachiez que depuis ce temps-là, les Amérindiens utilisent les plumes de l'aigle pour s'en faire de belles décorations et qu'il y a toujours une plume d'aigle attachée à la pipe sacrée.







vendredi 9 août 2024

 MESSAGES DES AMÉRINDIENS



 "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas dans l'obscurité. 

Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."
Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney

jeudi 8 août 2024

 OUEST AMERICAIN: TEMOIGNAGE DE LA NATURE SUPREME

 

 IMAGES DE L'OUEST DES ETATS UNIS....CHAQUE PARCELLE ETAIT CELLE DES "NATIVE AMERICANS" où les animaux chassaient et d'autres broutaient, où l'Appaloosa galopait au rythme du vent, où l'aigle survolait les plaines et le grand Canyon avec tant de virtuosité.....na nature dénaturée par ceux qui saccagèrent une terre qui n'a jamais était la leur.

 Pour les premières nations, la vénération de la nature occupe une grande place dans la vie spirituelle. Elles comprennent et respectent les multiples esprits de la nature. Les nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la communication profonde de l'être humain avec les différents aspects de la vie animale, la nature et la Terre Mère. Ces relations (homme animal) font partie de la spiritualité des nations et elles sont un éloquent témoignage de la culture ancestrale des autochtones. Chez un amérindien mâle, la chasse et la pêche sont des occasions parfaites pour entretenir des relations avec les esprits des animaux. La chasse n'était pas un sport, elle représentait un exercice de spiritualité traduisant un profond respect des ressources naturelles.
Pour maintenir de bonnes relations avec les animaux, les chasseurs doivent remercier leur proie et mettre en œuvre des rituels. Dans ces derniers, les chasseurs doivent assurer à l'animal que sa mort est nécessaire pour la survie du peuple et non pour le simple plaisir de l'abondance. L'homme peut entrer en contact avec les animaux et ensuite pénétrer leur âme par des moyens spirituels, tel le jeûne, les médecines et les rituels. Pour sa part, l'animal établit le contact avec l'homme par des rêves et des visions. Aux yeux des Amérindiens, lorsqu'ils choisissent leur totem, les animaux ont diverses formes et diverses significations. L'ours, par exemple, est un synonyme de puissance et de force. Ainsi, la majorité des animaux et des végétaux sont synonymes de quelque chose. Il est important de mentionner que les Amérindiens ne représentaient jamais, pour leur totem, un animal qu'ils chassaient par respect pour ceux-ci. Mais outre la chasse et la pêche, les animaux sont aussi très présents dans l'imaginaire, dans le

 

"Le Lakota était rempli de compassion et d'amour pour la Nature, et son attachement grandissait avec l'âge.
C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des Forces de la Vie.
S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement.
Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les Mystères de la Vie et se sentaient plus proches de toutes les Forces Vivantes qui les entouraient.
Le vieux Lakota est un Sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la Nature devient dur. Il savait que l'oubli du Respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme.

Aussi maintenait-il les jeunes sous l'influence de la Nature" 


GRAND CANYON & NATURE SUPREME
Je vous laisse le soin d'admirer la création parfaite de Dieu tout puissant !

"C'est l'histoireGRAND CANYON & NATURE SUPREME
Je vous laisse le soin d'admirer la création parfaite de Dieu tout puissant !

 

"C'est l'histoire de toute vie qu'il est bon de narrer, et nous autres créatures bipèdes qui la partageons avec les créatures à quatre pattes et aux créatures ailées et à toutes choses vertes ainsi qu'aux pierres car ils sont les enfants d'une seule Mère et leur père un Esprit Unique.

Nous devons bien comprendre que toutes choses sont oeuvre du Grand Esprit.

Nous devons savoir qu'Il est en toutes choses : dans les arbres, les herbes, les rivières, les montagnes, et tous les quadrupèdes et les Peuples ailés; et ce qui est encore plus important, nous devons comprendre qu'Il est aussi au delà de toutes ces choses et de tous ces êtres.

Quand nous aurons compris tout cela profondément dans nos coeurs, nous craindrons, aimerons et connaîtrons le Grand Esprit ; alors nous nous efforcerons d'être, d'agir et de vivre comme Il le veut"

SITTING BULL chef Sioux hunkpapas




 

mercredi 7 août 2024

 1. Origine des capteurs de rêves

Les capteurs de rêves sont des cerceaux de saule faits à la main et tissés pour former une toile ou, littéralement, un filet. Ils peuvent contenir des plumes et des perles et sont traditionnellement suspendus à des berceaux en guise d’armure et de protection.

Bien que la tradition ait débuté chez les Ojibwés, les capteurs de rêves se sont répandus au sein des communautés amérindiennes dans les années 1960 et 1970, à la suite du mouvement pan-indien.

Ils symbolisent l’unité et sont révélateurs de l’identité autochtone. L’utilisation abusive et l’exploitation de ce motif sont offensantes pour les populations autochtones et ne tiennent pas compte de la valeur qu’elles leur accordent.

Selon la légende navajo, il fut un temps où il n’y avait pas d’étoiles dans le ciel nocturne. Les dieux navajos se réunissaient dans la maison sacrée du commencement et invitèrent le dieu du feu à se joindre à eux.

Le Dieu du feu était jeune, mais aussi vieux. Il avait sept joyaux à la cheville et un croissant sur le front. À l’intérieur de la maison, le Dieu du feu tapait bruyamment du pied. Il le fit avec une telle force que les sept joyaux se déplacèrent de sa cheville à ses genoux. Les autres dieux furent choqués.

Il frappa à nouveau du pied. Cette fois, le sol trembla et les sept joyaux se déplacèrent jusqu’à ses hanches. Il fouilla alors dans un sac à côté de lui et en sortit d’autres joyaux. Il commença à les façonner en constellations. Il forma entre autres l’étoile polaire et la Grande Ourse.

Après avoir terminé les constellations et la Voie lactée, le dieu du feu recula d’un pas et se reposa. Soudain, Coyote fit irruption dans la Maison sacrée. Il n’est pas impressionné par les constellations et dit qu’il préfère l’obscurité. Le Dieu du Feu lui expliqua que les étoiles pouvaient être utilisées pour naviguer, pour guider et pour aider les gens à récolter. Coyote n’est toujours pas impressionné.

Coyote s’empara du sac de joyaux que lui tendait le Dieu du Feu et se mit à courir sauvagement autour de la Maison Sacrée. Les bijoux sont jetés dans les ténèbres tandis que Coyote rit joyeusement. Le Dieu du Feu était désemparé et Coyote s’est enfui dans la première nuit étoilée.





mardi 6 août 2024

HIAWATHA


 Hiawatha, ou Ayenwatha, ou Haiëñ'wa'tha, aurait vécu, selon les versions, entre le XIIe et le XVIe siècle et aurait été le chef des tribus Onondaga ou Mohawk. Disciple du « Deganawida (en) », un personnage quasi-légendaire considéré comme un prophète et un chef spirituel, il aurait fondé avec lui et Jigonhsasee la confédération des Iroquois et aurait alors reçu le nom de Hadenosaunee, nom par lequel les Iroquois se désignent depuis. Il aurait ainsi réuni les tribus Seneca, Cayuga, Onondaga, Oneida et Mohawk, auxquelles se joignit plus tard la tribu Tuscarora.

Envoyé sur terre dans une mission messianique, être un exemple pour tous les hommes, renforcer leur courage et leur union, Hiawatha naît parmi les Indiens, grandit, épouse une fille dakota nommée Minnehaha (« L'eau qui rit »). Il vit en guerrier, chasse, comme les autres hommes. Mais en cas de besoin, il peut se changer en oiseau, en poisson, en toute sorte d'animal ou de plante. Il parle à ses amis avec une voix féminine et douce et à ses ennemis avec une voix de tonnerre. Géant invincible, il connaît de nombreuses aventures. Naviguant sur un lac à bord de son canoë de pierre, il est avalé par un poisson géant, lui transperce le cœur et en sort triomphant. Les caractéristiques d'animaux, comme la tache rouge sur la tête du pic-vert, seraient des marques laissées par Hiawatha. Des lieux précis sont supposés avoir été le cadre des aventures de Hiawatha. Le héros indien, à sa mort, aurait été enterré sous une montagne de trois miles de long, nommée The Sleeping Giant (« le Géant endormi »), à l'est de Thunder Bay, sur le lac Supérieur. Selon d'autres, Hiawatha ne serait pas mort, mais vivrait au sommet de la terre, dans les glaces : s'il revenait dans son pays, ses pieds embraseraient toute la terre.






lundi 5 août 2024

La légende des deux loups

 

 

Un matin, un vieux Cherokee voit son petit-fils en colère, suite à une dispute avec son meilleur ami. Il vient vers lui, et lui raconte une histoire, celle d’un combat ordinaire - celui que mène chaque être humain sur Terre.

"Parfois," dit-il: "il m'arrive également de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal. Cette colère ne blesse pas mon ennemi, et elle m'épuise. C'est comme avaler du poison et désirer que ton adversaire en meure. Souvent, j'ai combattu ce sentiment. En fait, un constant combat a lieu, tous les jours, à l’intérieur de moi-même. Et ce entre deux loups."

"Deux loups, grand-père ?"

"Oui, deux loups. L’un est méchant. Il ne connaît que la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le chagrin, l’avarice, l’arrogance. L’apitoiement et un sentiment d’infériorité le poussent au ressentiment, au mensonge et à la vanité. L’autre est bon. Il connaît la paix, l’amour, l’espérance, la sérénité, l’humilité, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi." 

Intrigué, le petit-fils réfléchit et demande:

"A la fin, grand-père, quel loup remporte ce combat ?"

Aussitôt, le vieux Cherokee se tourne vers son petit-fils, le regarde dans les yeux, et lui répond :

"Celui que tu nourris. Celui que tu décides de nourrir."

Article rédigé par McGulfin / Fabien Salliou

samedi 3 août 2024

SAGESSE AMERINDIENNE...........


 

L’homme croit quelquefois qu’il a été crée pour dominer, pour diriger.

Mais il se trompe, il fait partie seulement d’un tout.

Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être régisseur.

L’homme n’a ni pouvoir ni privilèges, seulement des responsabilités.

(Oren Lyons, Iroquois Onondaga)

jeudi 1 août 2024

............Donc..........Tout ce qui vient..............

 

Tout possédait une personnalité, seule la forme différait de nous. La connaissance était inhérente à toutes choses.
Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux, les oiseaux et les animaux qui ont partagé, aussi bien avec nous, les tempêtes et les bénédictions de la Terre.
Nous avons appris à faire ce que l’élève apprend seulement de la nature, et c’était pour sentir la beauté. Nous n’avons jamais déblatéré contre les tempêtes, les vents furieux, les gelées et les neiges.
Donc tout ce qui vient, nous devons le régler nous-mêmes avec plus d’efforts et d’énergie, mais sans se plaindre.
 
Luther Standing Bear (Ours debout)
Chef Sioux Oglala Lakota (tribu autochtone Américaine du groupe ethnique Sioux).